Clarknova
on-line magazine (France, 2002)
Le précepte
de base de cette compilation est de réunir pour chaque
titre un compositeur électronique avec un vidéaste.
Mélangez-le tout,
demandez leur d'aller observer les ponts qui enjambent les
rivières
ou les fleuves de leur ville, dites-leur que ce serait pas
mal s'ils
en ramenaient quelques images et quelques sons (on n'est
pas là que
pour boire des bières les gars, non mais sans blague
!), mixez le
tout et pressez ça sur deux cd parce que bon ça
prend de la place
tout ça.
La production est canadienne. Les artistes sont de partout
dans le
monde : Montréal, Manchester, Mexico City, Melbourne
et même Rennes.
Ils nous proposent chacun leur vision, leur interprétation
d'un pont
en milieu urbain.
Ainsi Atoll Noise et Beewoo pour Idle in the playground
proposent une
vision un peu flou d'un terrain vague sous un pont : débris,
métaux
rouillés, herbes folles, cactus, baraques de chantiers
sur un fond
sonore grondant (tel l'environnement urbain ?) et de plus
en plus
angoissant à mesure que la caméra avance dans
le paysage. Jusqu'à ce que la vision se scinde en
deux, se brouille, se perde dans
l'architecture métallique brûlante à
l'infini...
Private Benjamin et Emma Mcraesur Spandock nous offrent
une approche musicale plus cinématique (bien que
très contemporaine et cassée) pendant que
le film se déroule sous nos yeux : sorte de fuite
en avant incertaine, mêlant multiplicité des
lieux et surveillance
permanence de l'être humain en milieu urbain. La compréhension
se
fait plus abstraite.
Citons aussi Mils et Gérald Moult pourleur Echine
où la caméra se
pose plus en observatrice de courts instants passés
sur un petit pont
enjambant un cours d'eau au milieu des arbres. Moments de
pause entre deux rêveries où le pont se disloque,
se désagrège pour laisser
l'esprit aller vagabonder vers d'autres univers en superposition
du
réel.
Aussi présents sur cet album Duo Panda Mix et Ornelas/Charry
(Circuito interior) menant une vision radicale et relativement
violente de la circulation autour de l'arhictecure routière
ainsi que
Remote Viewer et Graham Clayton pour I think I'd like to
be on the
other side qui nous proposent une longue traversée
d'un haut viaduc
métallique et bétonné entrecoupé
d'une préparation à une immersion aquatique en milieu naturel. Oppositions.
poSs

Le
Devoir (Canada, 2002)
La fin de semaine s'annonce intense du côté
de la station de pompage Craig, où se tient l'événement
Cité des ondes organisé par le collectif Champ
libre. Programmation vidéo, expérimentations
avec le son, performance... l'événement culmine
lors de son second week-end. Parmi les activités
proposées, l'une d'entre elles, organisée
par le label français COCOSOL1DC1T1, élabore
la synthèse des deux pôles qui justifient l'existence
de Cité des ondes, soit l'architecture et la vidéo.
Avec les programmes Parapulse Tuck, hier soir, et Scalene,
ce soir, Champ libre, sous la coupe du commissaire Wade
Walker, fait le lien entre architecture et mobilité.
Parapulse Tuck était une commande faite à
onze artistes de la vidéo, qui ont collaboré
pour produire de courtes pièces. Au centre de ce
programme ? Les ponts, leurs images, les sons qu'ils émettent.
L'immobilité de ces grands bras lancés dans
les airs, qui paradoxalement s'érigent contre la
sédentarité des agglomérations, a inspiré
les artistes qui participent à ce volet. Ce soir,
le programme Scalene proposera ses trois côtés
inégaux. COCOSOL1DC1T1 a demandé à
un artiste du son, un graphiste et un vidéaste, à
Manchester, de Melbourne et de Montréal, de produire
un corpus d'oeuvres (un cédérom, une visite
guidée de chacune des villes et un site Internet)
autour de la notion de «fuite architecturale».
C'est l'idée à l'origine des travaux de ces
trois collectifs. Dans ce segment, des édifices ont
été investis, dont la fonction semble inconnue,
imprécise ou indéfinissable, une incertitude
que suscite un édifice comme l'usine de pompage Craig,
esseulé au milieu des autoroutes, sous le pont Jacques-Cartier,
avec son allure d'une autre époque. Par la suite,
il a été demandé aux artistes d'imaginer
une structure parasitaire qui pourrait évoluer à
partir de cette première entité. Ces fictions
architecturales ont nourri le travail des artistes. Encore
une fois, la structure des ponts est la figure de prédilection
de cette portion. Sur un air de...Le programme commence
à 21h. Pour la soirée Parapulse Tuck, un cédérom
du même titre est donc en vente lors de l'événement
qui se termine lundi.
Bernard Lamarche
De: bug magazine (Germany, 2003)
Auf dieser Reihe
arbeiten Musiker mit Videokünstlern
zusammen. Sowohl Musiker (TheRemote Viewer, Mils, Private
Benjamin, DuoPanda Mix, Atoll Noise) als auch Videomenschen
arbeiten hier mit Sounds oder Footagevon Brücken in
ihren Heimatstädten. Dasklingt ein bisschen konstruiert,
funktioniert
aber eigentlich fein. Zwischen experimentellem Noise und
dubbiger Wunderbarkeit funktioniert hier alles miteinander.
Klingen gerade
die experimentelleren Tracks ohne Bilder noch ein bisschen
gewollt und leer, eröffnet sich gemeinsam mit den Bildern
ein völlig
neuer Horizont. Extrem interessantes Projekt!
Thaddi
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